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<title>Last posts on ian mcguire</title>
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<updated>2026-10-04T10:14:46+02:00</updated>
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<name>Le Bouquineur</name>
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<title>Ian McGuire : White River</title>
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<updated>2026-10-01T06:00:00+02:00</updated>
<published>2026-10-01T06:00:00+02:00</published>
<summary>  Ian McGuire est un auteur anglais, né en 1964 au Royaume-Uni. Il a grandi...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6700903&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/01/01/279425157.jpg&quot; alt=&quot;Ian McGuire, &quot; /&gt;Ian McGuire est un auteur anglais, né en 1964 au Royaume-Uni. Il a grandi près de Hull, en Angleterre, et étudié dans les universités de Manchester et de Virginie. Il a cofondé le Centre pour la Nouvelle Ecriture à l’université de Manchester et enseigne actuellement l’écriture créative à l’université de Nord Texas. Ses écrits ont été publiés dans le &lt;em&gt;Chicago Review&lt;/em&gt; et le &lt;em&gt;Paris Review&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;White River&lt;/em&gt;, son dernier roman, vient de paraître.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hiver 1766 dans le Grand Nord Canadien. Un trappeur apporte une pépite d’or à Magnus Norton, gouverneur du comptoir de la Compagnie de la Baie d’Hudson. L’homme âgé entrevoit une opportunité unique de richesse avant son retour en Angleterre et organise une expédition secrète, à son seul profit, vers des terres inexplorées mais réputées dangereuses au-delà de la White River. Le petit groupe est composé de son fidèle adjoint, John Shaw, un homme brutal, avide et arrogant et de Tom Hearn un baleinier taiseux mais avide d’exercice, de plus par son métier, il connait les Esquimaux et saura leur parler. Datsanthi, un Indien sera leur guide, avec son fils et leurs deux épouses. &amp;nbsp;L’expédition va s’avérer périlleuse, Indiens et Esquimaux sont ennemis, Shaw a une grande gueule et aucun tact, méprisant les autochtones il met le bazar dans le groupe…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nom d’une pipe&amp;nbsp;!!! Et là je me mors les joues pour ne pas être grossier&amp;nbsp;! La critique internationale (sic&amp;nbsp;!) est unanime pour saluer ce roman, même Richard Ford le trouve «&amp;nbsp;Vraiment fantastique&amp;nbsp;». J’hallucine. Ok, le bouquin n’est pas «&amp;nbsp;mauvais&amp;nbsp;» mais c’est un roman d’aventures pour petites dames des clubs de lecture. Point.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Rien n’est notable dans ce récit, tout est convenu. Aucune scène mémorable, la psychologie des personnages est basique, leurs ennuis très classiques et lus cent fois dans ce genre de récits (mais en mieux ailleurs). Et l’avant-propos qui annonce un socle historique richement documenté laisse rêveur.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ian McGuire base son bouquin sur la quête de l’or et l’avidité des hommes pour ce métal alimentant la soif de richesses, la brutalité et le mépris des Blancs envers les peuples autochtones. Bravo, des idées neuves&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Hearn n’est pas surpris par ce discours, car c’est l’opinion typique que l’on trouve chez les hommes de la Compagnie. Les Indiens, dans leur optique, ne sont qu’en partie humains, ils ont peut-être les mêmes envies que nous, cependant toutes les composantes plus élevées et plus raffinées sont absentes. C’est la raison pour laquelle, quand les officiers retourneront en Angleterre, ils laisseront leurs enfants métis ici - il ne serait pas juste, pensent-ils, de les introduire dans une société où ils ne pourraient espérer s’épanouir et où leur faiblesse innée serait lamentablement exposée.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6700904&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/01/00/3801804154.jpg&quot; alt=&quot;Ian McGuire, &quot; /&gt;Ian McGuire&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;em&gt;White River&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Rivages/Noir&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - 325 pages -&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Traduit de l’anglais par Sophie Aslanides&lt;/p&gt;
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<title>Ian McGuire : Dans les eaux du Grand Nord</title>
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<updated>2017-06-20T07:05:31+02:00</updated>
<published>2017-06-20T07:05:31+02:00</published>
<summary>  Ian McGuire, né en 1964, a grandi près de Hull en Angleterre, et étudié...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-5647329&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/00/01/279425157.jpg&quot; alt=&quot;ian mcguire, &quot; /&gt;Ian McGuire, né en 1964, a grandi près de Hull en Angleterre, et étudié dans les universités de Manchester et de Virginie. Il a cofondé le Centre pour la Nouvelle Ecriture à l’université de Manchester et enseigne actuellement l’écriture créative à l’université de Nord Texas. Second roman mais premier traduit chez nous, &lt;em&gt;Dans les eaux du Grand Nord&lt;/em&gt;, vient tout juste de paraitre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;1860 en Angleterre. Sumner, ex-médecin militaire revenu des Indes, embarque à bord du Volunteer, un baleinier en partance pour le Grand Nord. A bord, Brownlee le capitaine, Baxter son second, Cavendish le premier lieutenant et Henry Drax l’un des harponneurs, sont les principaux personnages du roman. Quand Sumner constate qu’un des mousses du navire a été sauvagement agressé sexuellement mais refuse de livrer le nom du coupable, le médecin avec l’aide du capitaine vont mener leur enquête. Enquête qui tourne vite à la recherche d’un meurtrier quand le cadavre du mousse est retrouvé dans les cales…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce n’est là que le tout début du récit car il apparait vite que nous sommes en présence d’un roman d’aventures, un peu à l’ancienne et mêlant différents genres de fictions attrayantes&amp;nbsp;: le polar, les romans de voyageurs/explorateurs et même pourquoi pas, l’aspect western dans le finale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le bouquin se lit d’une traite, le lecteur est emporté par le rythme enlevé et les mésaventures subies et endurées par Sumner le héros de cette histoire. Je ne vais pas vous en révéler les rebondissements mais disons que tout l’équipage du navire va devoir l’abandonner et tenter de survivre sur la banquise du Groenland, qu’il y aura beaucoup de morts, que le justicier et sa proie (ou l’inverse selon les épisodes) vont se jouer de la mort jusqu’au chapitre final et là…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ian McGuire s’est bien documenté sur l’époque, la marine d’alors et la chasse à la baleine et aux phoques, rien de nouveau pour les familiers de ces récits&amp;nbsp;: scènes sanglantes et gourdins gluants. Le texte est ponctué de quelques scènes mémorables mais déjà lues ailleurs&amp;nbsp;: opération chirurgicale avec un simple couteau ou bien, vie sauvée en se planquant à l’intérieur du cadavre éventré d’un ours. A noter néanmoins une très belle séquence avec Punnie l’Esquimaude. Les deux acteurs vedettes de ce drame marin sont croqués psychologiquement plutôt sommairement, Sumner est hanté par son passé dans les colonies, Drax ne vit que dans l’instant présent et reste sourd aux remords.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour conclure, disons que je suis assez partagé&amp;nbsp;: oui, j’ai lu un bouquin bien enlevé et gentiment prenant mais il lui manque la puissance des grands récits qui font réfléchir le lecteur sur la nature humaine. Je n’ai donc pas vu dans ces eaux l’avenir de la littérature mais tout est encore jouable…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Il observe une des femmes qui fait chauffer sur la lampe une casserole en métal pleine de sang de phoque. Quand le sang fume, elle la retire de la flamme et la fait circuler. Chacun boit, puis fait passer. Ce n’est ni un rite ni un rituel, comprend Sumner, c’est simplement leur façon de s’alimenter. Quand la casserole lui parvient, il la refuse&amp;nbsp;; comme ils insistent, il la prend, renifle, puis la tend à son voisin de droite. Ils lui proposent un morceau de foie cru, qu’il refuse également. Il se rend compte qu’il les offense, il remarque les lueurs de tristesse et de confusion dans leurs yeux, et se demande s’il serait plus simple, préférable, de leur faire plaisir. Quand la casserole revient à lui, il accepte et boit.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-5647330&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/00/3801804154.jpg&quot; alt=&quot;ian mcguire, &quot; /&gt;Ian McGuire&amp;nbsp; &lt;em&gt;Dans les eaux du Grand Nord&lt;/em&gt;&amp;nbsp; 10-18&amp;nbsp; - 304 pages –&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Traduit de l’anglais par Laurent Bury&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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